Amène Rahli, une jeune femme
engagée pour sa ville
À seulement 16 ans, Amène Rahli est déjà très investie dans la vie de sa commune. Vice-présidente du Conseil Municipal des Jeunes (CMJ), elle participe activement aux décisions et aux actions mises en place par le CMJ. À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des Femmes, elle revient sur son engagement et sa vision de la place des jeunes, et plus particulièrement des jeunes femmes, dans la vie publique.
Un jour, un animateur jeunesse est venu nous parler du CMJ dans ma classe au lycée. J’ai tout de suite été intéressée par cette instance qui permet aux jeunes de s’exprimer et d’agir concrètement pour leur ville. Ce qui m’a motivée, c’est l’idée que nous pouvions proposer des projets, donner notre avis sur des sujets qui nous concernent et surtout être écoutés. Le CMJ, c’est une expérience enrichissante qui nous apprend à travailler en équipe, à prendre la parole en public et à mieux comprendre le fonctionnement d’une collectivité. J’ai réalisé qu’en tant que jeune, on pouvait vraiment avoir un impact, et c’est ça qui m’a donné envie de m’investir pleinement.
Oui, en parallèle du CMJ, je suis aussi engagée au Service civique Jeune municipal. Cela me permet de découvrir les coulisses du fonctionnement de la Ville et d’échanger avec des professionnels issus de différents domaines. C’est une opportunité précieuse, car cela me permet non seulement d’être utile à ma commune, mais aussi de me projeter dans l’avenir. J’apprends beaucoup sur le travail en collectivité, sur les responsabilités de chacun et sur les actions mises en place pour répondre aux besoins des habitants. Cet engagement me donne une vision plus concrète de la vie municipale et me conforte dans mon envie de continuer à agir pour le bien commun.
Je pense que, dans un cadre comme le CMJ, nous sommes à notre place. Nous avons la chance d’évoluer dans une structure qui nous écoute et qui nous donne les moyens d’agir. En tant que jeune femme engagée, je n’ai pas ressenti de frein particulier, mais je suis consciente que ce n’est pas toujours le cas partout. Il reste encore du chemin à parcourir pour que les jeunes, et notamment les jeunes filles, soient davantage encouragées à prendre des responsabilités et à s’exprimer. Ce que je retiens de mon engagement, c’est que chacun peut apporter quelque chose, peu importe son âge ou son genre. Il suffit d’oser franchir le pas et de croire en ses idées.