Cérémonie en hommage aux victimes et à l’abolition de l’esclavage
Cérémonie à 11h sur l’esplanade de l’abolition de l’esclavage à Saint-Blin et retransmise en direct sur Facebook.
Pendant plus de 250 ans, la France coloniale a pratiqué l’esclavage. Reconnu crime contre l’humanité, celui-ci est définitivement aboli en France le 27 avril 1848. Pour célébrer cette date importante et fondatrice de notre République, une loi dite « loi Taubira », dont on célèbre les 25 ans cette année, encadre la commémoration de la mémoire de l’esclavage.

huile sur toile de François-Auguste Biard

- Le 10 mai, la France célèbre la journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.
- Le 23 mai, la France rend hommage aux victimes de l’esclavage. Un Mémorial national en hommage aux victimes de l’esclavage sera érigé en 2027 dans les jardins du Trocadéro.
Dans les territoires français qui ont subi l’esclavage, des jours fériés sont institués. C’est le temps des mémoires. À Gonesse, une cérémonie sera célébrée le 23 mai sur l’esplanade devant le lycée René Cassin, en présence de l’AOMG, du Comité Marche du 23 mai 1998, des classes des écoles primaires, des collèges et du lycée de la ville qui participent au concours national La Flamme de l’Egalité dont le thème 2026 est « Femmes en esclavage ».


Le 20 mai, le film « Rue Cases-Nègres », le film français réalisé par Euzhan Palcy et sorti en 1983 a été diffusé au cinéma Jacques Prévert. Cette année, le Temps des Mémoires célèbre les 25 ans du vote de la loi du 21 mai 2001. Cet anniversaire est ainsi l’occasion de nous souvenir des quatre millions de personnes qui, pendant deux siècles et demi, ont été victime de l’esclavage, crime contre l’humanité dans l’empire colonial français. Hommes, femmes, enfants capturés en Afrique pour être déportés et réduits en esclavage dans les colonies ou nés sur place sous l’empire du Code Noir, ils n’ont cessé de se battre par tous les moyens pour préserver leur humanité bafouée.
C’est aussi l’occasion de se remémorer le processus qui a mené, il y a 25 ans, au vote de la loi du 21 mai 2001 à l’unanimité des deux chambres du Parlement. Le consensus que ce texte a suscité, à l’issue d’un débat parlementaire riche, témoigne de la capacité d’une démocratie forte et sûre de ses valeurs à faire corps unique de toutes ses forces pour porter un regard lucide sur les périodes les plus sombres de son passé.


Capture de François Athanase Charette de La Contrie lors de la guerre de Vendée, le 23 mars 1796
Cette reconnaissance est enfin un hommage rendu à toutes celles et ceux qui, à toutes les époques, ont su voir et dénoncer l’inhumanité de l’esclavage et de la traite. L’abbé Grégoire, Olympe de Gouges, Toussaint Louverture, Marthe-Rose Toto, Rosa Parks, Frantz Fanon et tant d’autres. Mais aussi les législateurs de la 1ère et 2ème Républiques qui ont inventé en 1794 la notion de « crime de lèse-humanité » pour désigner l’esclavage, et qui en ont fait en 1848 un crime passible de la déchéance de nationalité, par l’article 8 du décret d’abolition du 27 avril 1848.