Informations municipales : les écoles restent fermées

 

La Ville a choisi de prioriser avant tout la sécurité sanitaire. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé du 7 au 9 mai et avant le début du déconfinement, une distribution de masques gratuits. C’est la raison pour laquelle aussi nous travaillons maintenant à la création d’un centre de dépistage. 
Conformément aux avis du conseil scientifique et en prenant en compte la progressivité et le plan de déconfinement du gouvernement, nous distinguons nettement une première étape du 11 mai jusqu’au 2 juin et une seconde étape au delà. Nous voulons réussir le déconfinement sans précipitation et sans prendre le risque de faciliter une reprise rapide de l’épidémie. Cela exige le maintien de la fermeture des écoles en dépit de la décision de l’Education Nationale: la santé de nos enfants d’abord. Un arrêté du maire a été signé interdisant la réouverture des écoles hormis Théry et Laurencin pour les seuls enfants de soignants. Mais aussi la prudence pour les crèches et les services à la population de la mairie. Vous trouverez le détail des différentes mesures rentrant en application à partir de lundi prochain.

MAIRIE

Deux périodes doivent être distinguées:
- à partir du mercredi 13 mai jusqu’au mardi 2 juin pendant les trois premières semaines, réouverture limitée des services permettant à la fois le respect des règles sanitaires et la sortie du confinement en particulier pour les services à la population afin d’assurer le rattrapage des demandes et dossiers en instance.
- à partir du 2 juin, ouverture plus large des services à l’exception de ceux qui doivent rester fermés en raison de la poursuite de l’interdiction des grands rassemblements de personnes. Ces ouvertures plus larges seront conditionnées par la situation de l’épidémie , il ne faut pas qu’il y ait de reprise de celle-ci, et par notre capacité à assurer la sécurité sanitaire de tous dans les meilleures conditions possibles.

OUVERT
L’ hôtel de Ville, l’urbanisme et les centres socio-culturels seront ouverts à compter du mercredi 13 mai aux horaires habituels.
Il ne sera cependant pas possible d’autoriser la reprise normale de la vie associative dans les centres socio-culturels du fait de l’interdiction des groupes de plus de 10 personnes dans les lieux fermés.
Les services à la population, état civil, scolaire, logement et CCAS fonctionneront dans un premier temps jusqu’au 2 juin sur rendez-vous, à l’exception des déclarations de naissance et de décès ainsi que les reconnaissances d’enfants, comme pendant la période de confinement. 
Vous devez appeler pour obtenir votre rendez-vous dans tous les autres cas.
Les demandes d’attestation d’accueil, de légalisations, le dépôt de mariage... se feront uniquement sur rendez-vous.
Les demandes d’actes d’état-civil, livret de famille... doivent se faire exclusivement par courrier ou courriel.
Concernant le retrait des titres d’identité: les personnes seront appelées à partir du 12 mai après-midi par le service d’ état civil.
Les mariages sont reportés jusqu’au 2 juin sauf urgence. Les cérémonies devront respecter les règles sanitaires. 
Les cérémonies funéraires sont autorisées dans la limite de 20 personnes. Le cimetière communal est ouvert.
La médiathèque de Coulanges et la bibliothèque George Sand rouvriront à partir du mardi 19 mai avec la mise en place d’un service de prêt et de retour des livres compatible avec les règles sanitaires. Découvrez les nouvelles modalités d'emprunt.
Il sera envisagé à partir du 2 juin la possibilité de réouverture partielle aux usagers en limitant le nombre de personnes autorisées à entrer dans un même temps.
Le port du masque est vivement recommandé lorsque vous serez amené à venir dans les différents lieux de la mairie.

FERME
Les lieux qui restent fermés au public jusqu'à nouvel ordre:
- le cinéma
- la salle Jacques Brel
- l’auditorium de Coulanges
- le conservatoire de musique à la Maison des Arts: poursuite de l’enseignement à distance et réouverture le 2 juin si les conditions de sécurité sanitaire le permettent.
- toutes les installations sportives.
Il est évident qu’à chaque étape toutes les précisions utiles seront communiquées. Vous pouvez aussi vous renseigner directement auprès des services comme en mairie.

 

CRÈCHES
Les crèches municipales resteront fermées. Leur réouverture est envisagée à partir du 2 juin. Un travail est engagé avec les personnels pour vérifier les conditions de sécurité sanitaire. La commission d’attribution de places en crèche aura lieu dans la première quinzaine de juin.

ÉCOLES
Les écoles resteront fermées pendant le mois de mai (l'arrêté municipal est consultable en bas de page dans l'encart bleu).
Les seules écoles Adrien Théry et Marie Laurencin seront ouvertes pour accueillir exclusivement les enfants de soignants comme dans la période de confinement.
La concertation avec les parents et les enseignants sera organisée pour la mise en œuvre des dispositions prévues dans le protocole sanitaire du ministère. Il ne peut être question de rouvrir les écoles s’il n’est pas possible d’assurer dans les meilleures conditions l’application des dispositions prévues.
Ensemble, nous pourrons également mieux identifier les priorités nécessaires : handicap, difficultés sociales, enfants ayant besoin d’un soutien scolaire.
Les parents ayant besoin d’une attestation de fermeture de l’école de leur enfant pourront en faire la demande auprès de la mairie (0134451050).
Les parents reprenant le travail qui peuvent avoir des difficultés de garde des enfants sont priés de se faire connaître auprès de la mairie. Il est rappelé que les mesures sur le chômage partiel sont prolongées jusqu’au début juin.
La Ville évaluera, toujours avec vous, les possibilités ou non de proposer une réouverture très partielle des écoles à partir du 2 juin avec l’objectif de venir en appui aux familles qui le souhaiteront et de préparer la rentrée de septembre.
Nous étudions également la mise en place d’un dispositif de soutien scolaire adapté pour les vacances d’été en parallèle avec un programme d’activités de loisirs compatible avec toutes les règles et précautions sanitaires à suivre. Les quartiers d’été ne pourront pas avoir lieu dans leur forme habituelle.

MANIFESTATIONS
Tous les grands rassemblements étant interdits jusqu’au 15 juillet, les manifestations sportives, culturelles et festives prévues sont annulées ou reportées le cas échéant.
Seul le feu d’artifice du 14 juillet pourrait être maintenu, sans bal, sans retraite aux flambeaux et sans rassemblement de population.

COMMERCES
Tous les commerces rouvrent à l’exception des bars et des restaurants. Ils devront respecter les règles de sécurité sanitaire : distances entre les clients, utilisation des équipements de protection selon le cas. Bien évidemment, il est recommandé aux clients le port de leur masque en tissu.
La Ville accompagnera les commerçants qui le souhaiteront. Prendre contact avec le chargé de mission Commerce au 01 77 80 92 69

TRANSPORTS
Reprise de la circulation des bus selon les horaires habituels.
Les gestes barrières devront être respectés. Le port du masque est obligatoire pour les passagers.
Le Go Bus reprend également son service selon les mêmes règles le mardi 12 mai. Vous pouvez commander votre déplacement sur la plateforme de réservation à partir du 11 mai.

 

Message de Jean-Pierre Blazy du samedi 2 mai

Chères Gonessiennes,
Chers Gonessiens,

Il y a un mois nous étions dans la tourmente de l’épidémie. Nous n’en sommes pas sortis aujourd’hui. Après avoir atteint le pic, nous nous trouvons sur un palier haut de la crise sanitaire. Le déconfinement décidé par le gouvernement ne signifie pas loin de là, la fin de l’épidémie . Il y a toujours des décès et il y en aura encore. Il y a toujours des nouveaux cas de contamination et il y en aura encore.
Depuis le 17 mars et jusqu’à la fin avril, près de 250 décès ont été enregistrés par l’Etat-civil de la mairie (244 exactement): près de 200 à l’hôpital (193 exactement ) et 42 dans les maisons de retraite. Les personnes décédées dans les Ehpad sont domiciliées à Gonesse, même si elles n’étaient pas toutes habitants de Gonesse avant leur entrée dans les maisons de retraite. Au total on peut indiquer que 66 Gonessiens sont morts durant les six semaines du confinement : 42 en maisons de retraite, 18 à l’hôpital et 6 à domicile.
Le Val d’Oise est maintenant classé dans le rouge par les autorités sanitaires selon deux critères: la circulation active du virus et les capacités de réanimation des hôpitaux. Cela signifie qu’un taux encore trop élevé de patients arrive aux urgences pour une suspicion de Covid-19 et que 80 à 100% des capacités de réanimation sont mobilisées. À Gonesse il y a toujours 22-23 malades en réanimation sur une capacité de 27 lits.
Si la situation du risque épidémique demeure très préoccupante, le déconfinement décidé par l’Etat exige une grande prudence. C’est la raison pour laquelle je vous confirme que nous ne voulons pas ouvrir les écoles dès le 11 mai.Je vous confirme également que nous travaillons à la mise en place d’un centre de dépistage du virus déjà annoncé.
Le conseil scientifique a proposé dans un avis rendu au gouvernement de reporter la rentée scolaire en septembre mais il a ensuite pris acte de la décision du gouvernement de réouvrir les écoles le 11 mai. D’un côté, il est dit qu’il y a toujours un grand danger et qu’il faut éviter une reprise de l’épidémie trop rapide et de l’autre côté, l’ Éducation Nationale décide l’ouverture des écoles sur la base du volontariat des parents. Cela veut dire que des enfants seront à l’école, d’autres n’y seront pas. Si la réouverture des écoles serait bonne pour les uns, elle ne serait donc pas bonne pour les autres! Ce n’est pas ma conception républicaine de l’école pour tous les enfants. Aujourd’hui, c’est la santé de nos enfants qui doit primer avant tout, mais aussi la sécurité de tous les adultes qui travaillent dans les écoles.
Beaucoup d’entre vous nous ont fait remonter leur avis négatif. J’ai consulté à deux reprises les présidents des groupes d’élus du conseil municipal ainsi que les têtes des listes aux élections municipales du 15 mars dernier. J’ai également consulté les représentants des parents d’élèves dans les conseils d’écoles. Tous vont très largement dans le sens de la non-réouverture immédiate et trop rapide que nous propose l’Education Nationale.
Bien évidemment, nous voulons examiner dans la plus grande concertation tous les aspects de la question: sécurité sanitaire qui est la priorité absolue, problème de la garde des enfants pour les parents qui reprendront le travail, situations sociales pour une partie des familles, enfants en situation de handicap, accompagnement et soutien aux élèves en difficultés. Il faut donc du temps. La dernière semaine avant le 11 mai ne peut suffire.
Nous confirmerons notre décision et les modalités de celle-ci lundi en fin de journée après les dernières consultations. Des propositions seront également faites pour engager une véritable concertation. Nous reviendrons vers vous très vite.
Vous pouvez donc toujours me faire part de votre point de vue et de votre position en nous écrivant sur le site ou la page Facebook de la Ville.

Fidèlement,

Le Maire
Jean-Pierre BLAZY

 

Quelques brins de bonheur pour égayer le confinement

A l'occasion de la fête du travail, les résidents des trois EHPAD de la commune, les soignants de l’unité de soin de longue durée en gériatrie, les agents des services publics agissant en première ligne face au virus mais aussi les nombreux couturier.e.s bénévoles de Gonesse se sont vus offrir un brin de muguet par des élus de la Ville.
Au-delà de la tradition, ces brins symbolisent la reconnaissance de la Ville pour les efforts faits pour traverser cette période difficile.

 

Un dépôt de gerbes pour commémorer le 8 mai

L'organisation d'une cérémonie n'étant pas possible en ces temps de confinement, un simple dépôt de gerbes a été organisé en présence de la députée, de quelques élus municipaux et d'associations. Une minute de silence a été respectée pour rendre hommage aux morts pour la France de la guerre 39-45.
Merci aux porte-drapeaux pour leur présence.

Distribution de masques aux voyageurs par les élus de la Ville

Dans la matinée du mercredi 29 avril, les élus de la Ville Martine Ossuli, Françoise Hennebelle, Olivier Boissy, Rachid Touil, Luc Macrez et Mohamed Ouerfeli ont participé aux côtés d’élus d’Arnouville et de Villiers-le-Bel à une distribution de masques aux voyageurs du RER organisée par la Région. Cette opération était également l’occasion de sensibiliser les usagers qui seront dans l’obligation de porter un masque dans les transports en commun à partir du 11 mai.

 

Compte rendu de la réunion organisée par le Maire en présence des présidents des groupes et des têtes de liste aux élections municipales

Jean-Pierre Blazy a réuni vendredi 24 avril de 16h à 19h les présidents des groupes d'élus au Conseil municipal ainsi que les têtes de liste aux élections municipales non représentées au Conseil :
Christian Cauro, groupe socialiste et apparenté
Alain Pigot, groupe communiste et républicain
Grégoire Yapo, représentant Claude Tibi, groupe Agir pour Gonesse
Karim Ouchikh, groupe le SIEL de Gonesse
Cédric Sabouret, groupe Un nouveau souffle pour Gonesse
Areski Mahdi, Irène Godard (représentant Mazouni Daho) et Ilan Yildiz, tous les trois têtes de listes aux élections municipales du 15 mars.
Cette réunion de 10 personnes s'est tenue salle du conseil municipal pour respecter les distances sanitaires.

Après un échange sur les services assurés par la Ville en cette période de confinement, un état des lieux des décès à déplorer et un point précis sur les commandes de masques passées pour doter les professionnels et tous les habitants, le maire a sollicité l'avis des personnes présentes sur le déconfinement et en particulier sur l'ouverture progressive des écoles le 11 mai proposé par le gouvernement.

Il ressort que l'ensemble des participants partagent la position du maire concernant l’annulation ou le report des manifestations festives, culturelles et sportives d'ici le 15 juillet. S'agissant de l'école, les personnes présentes se sont exprimées unanimement contre une ouverture précipitée des écoles maternelles et élémentaires si les conditions essentielles de sécurité sanitaire ne sont pas respectées (masques, tests, distance...). Or ces conditions semblent à ce stade très difficiles à mettre en œuvre. Les participants partagent également la position du maire s’agissant de la non reprise des activités périscolaires (TAP) jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Les avis de nombreux parents et représentants de parents d’élèves dans les écoles recueillis par les uns et les autres convergent vers une opposition très forte des parents à la reprise de l’école. A l’occasion de la réunion prévue la semaine prochaine entre la Ville et l’Education nationale, le maire fera part de la position tant des élus et candidats que des parents d’élèves.
Il a été enfin convenu d’une nouvelle rencontre en fin de semaine prochaine au sujet de la distribution des masques aux habitants et de l’école.

 

 

Article du journal Le Parsien

Un atelier de confection de surblouses au centre socioculturel

Article publié le 23 avril 2020 : lien vers l'article - Par Anne Collin - Photos : LP/AC

Depuis une semaine, le centre socioculturel Louis-Aragon s’est transformé en atelier de couture au profit de l’hôpital de Gonesse. Une initiative née en Seine-et-Marne qui fait des émules dans la commune.

« Ces draps, je peux les prendre, c'est bon ? », demande une femme les bras chargés de tissus. Ce mardi, le centre Louis-Aragon de Gonesse a des airs de joyeuse petite ruche. Depuis mercredi dernier, la structure municipale a relevé le rideau, baissé depuis le début du confinement, pour se transformer en atelier de couture tenu par des bénévoles.
Cette après-midi, elles sont une vingtaine réparties dans trois salles. Ici, on trie et on coupe. Là on pique et surpique. Plus loin, on coud à la machine dans une ambiance mêlée de bruits d'aiguilles qui tapent, de bande-son FM et de beaucoup de rires.

Une centaine de surblouses réalisées en quelques jours

Sur un tableau blanc, l'objectif commun de toutes ces petites abeilles a été dessiné avec force de détails et de mesures : le patron d'une surblouse en tissu. Ce vêtement de protection, habituellement jetable, dont manquent tellement les personnels de santé en ces temps d'épidémie. Réalisées grâce à des dons de draps, celles-ci seront ensuite données à l'hôpital de Gonesse qui a lancé un appel. Plus de 100 surblouses correspondant au modèle demandé par les soignants ont ainsi déjà pu être finalisées en seulement cinq jours (le centre étant fermé le week-end). Un joli chiffre atteint rapidement grâce à la mobilisation de plus de 90 bénévoles au total, quelques hommes mais surtout beaucoup de femmes, s'attelant à la tâche à domicile ou comme Christiane au sein du centre. « On travaille, on est efficace mais on rigole bien ici », sourit cette retraitée de l'hôpital de 68 ans, ciseaux à la main.

LP.A.C.

Une initiative du collectif les Aiguilles solidaires

Une initiative née dans le département voisin de Seine-et-Marne, à Othis. « Une infirmière en réanimation à Gonesse habitant notre commune a expliqué les besoins de son service en surblouses. Quand j'ai vu les messages, j'ai tout de suite répondu oui et j'ai appelé les copines qui ont elles-mêmes appelé leurs amies et voilà. Le bouche-à-oreille à fait le reste », explique Lydia Yot, ex-adjointe d'Othis et couturière chevronnée à l'origine de ce qui est devenu désormais le collectif Les Aiguilles solidaires.

Rapidement, il a fallu trouver une salle et surtout des machines supplémentaires. Lydia Yot, membre de la commission culture de l'agglomération Roissy-Pays-de-France, s'est tournée vers la ville de Gonesse, rencontrée dans ce cadre qui a « tout de suite accepté ».

« Il y a toujours des problèmes de surblouses »

« En sachant que le centre Aragon est équipé puisqu'il accueille habituellement un atelier couture animé par une association, souligne le maire (PS) Jean-Pierre Blazy. C'est un bel élan de solidarité et utile car si à l'hôpital ça va un peu mieux côté masques, il y a toujours des problèmes de surblouses. Les soignants ont même été obligés d'avoir recours à des sacs-poubelles. Ça m'a scandalisé dans un pays comme la France ».

Et l'affaire du collectif est déjà bien rodée. Les tâches sont réparties en fonction des savoir-faire de chacune et chacun. Chantal et sa disqueuse à tissu, grâce à laquelle elle peut découper d'un seul geste maîtrisé plusieurs patrons, fascine le petit groupe. Il faut dire que la dame, ancienne cheffe d'atelier chez Chanel connaît son affaire. « Quand j'ai eu vent de l'appel à volontaire, je me suis dit que c'était l'occasion d'aider », souffle cette Gonessienne.

LP/A.C.

 

Chacun son rôle

Un peu plus loin, Estelle, penchée sur une surjeteuse, se concentre sur la finition des bords d'une surblouse. « C'est une passion la couture, pas mon métier. Mais si je peux aider », souligne cette employée de la ville, venue apporter sa pierre à l'édifice avec sa fille et une amie de cette dernière.
Mais ici, pas besoin d'être une couturière aguerrie, toutes les bonnes volontés sont bienvenues. « Nous, on est petites mains car on ne sait pas vraiment coudre mais attention on monte en compétences », sourient Annick et Martine, 67 et 68 ans, qui se sont essayés à la machine ce mardi. Bénévoles au Secours populaire, ces deux retraitées sont ravies de pouvoir donner à nouveau de leurs temps pour les autres : « la distribution a dû s'arrêter avec le confinement. Ça permet d'aider d'une autre façon en attendant qu'elle reprenne ».

«On a l'occasion de faire un peu plus pour les soignants»

Idem pour Karima, débutante. « J'ai commencé à la découpe et là c'est ma première fois à la machine, mais les filles me montrent. L'ambiance est très sympa et surtout on aide un peu concrètement », assure cette habituée du centre socioculturel qui pense même désormais se mettre à la couture pour elle-même. « À 20 heures, on applaudit les soignants mais là, on a l'occasion de pouvoir faire un peu plus pour eux », ajoute Anne-Marie.

Monique, elle, a ressorti sa machine « après vingt ans dans le placard ». « Ce n'est pas tout à fait comme le vélo mais ça revient, se réjouit cette retraitée vivant seule comme plusieurs des bénévoles du jour. Je suis bien ici. J'ai l'impression de servir à quelque chose et puis ça aère la tête aussi, ça permet de voir du monde car le confinement, c'est dur parfois ». Ses voisines acquiescent. « Oui, c'est un peu la déprime. Les jours se suivent et se ressemblent. Ça perd du sens. Ici, on le retrouve », poursuit l'une d'elles.

 

Ce dimanche 26 avril, l’hommage a été rendu en mémoire des victimes des génocides du siècle passé.

Les règles du confinement n'avait pas permis à la Ville d’organiser la cérémonie du 19 mars fin de la guerre d’Algérie qui aurait dû se dérouler deux jours après l’entrée en vigueur des mesures sanitaires. Aujourd’hui devait se dérouler la cérémonie du Souvenir en hommage aux victimes et héros de la déportation. Depuis 2013, date de l’inauguration de la stèle située à proximité du lycée, la Ville commémore le souvenir de celles et ceux qui ont été les victimes de la folie meurtrière des hommes.

Les mesures sanitaires ne nous permettaient toujours pas d’organiser ce dimanche un rassemblement autour de la stèle. Néanmoins, en cette période douloureuse pour tout notre peuple, il me semble essentiel de continuer à faire vivre les valeurs citoyennes en rendant hommage aux victimes du premier génocide arménien et assyro-chaldéen de 1915, aux victimes de la Shoah pendant la Seconde Guerre Mondiale, en saluant l’engagement des Justes, ces Français qui ont caché des concitoyens juifs condamnés à la déportation pendant la seconde guerre mondiale.

Le courage de ces femmes et de ces hommes qui ont risqué leur vie pour en sauver d’autres fait écho à la période que nous traversons où la lutte contre le virus serait impossible sans le courage, l’esprit de solidarité et le sens du devoir des personnels en première ligne. Pensons aussi aux derniers survivants des camps de déportation et sachons qu’il nous appartient encore et toujours d’exercer notre devoir de mémoire et combattre tous ceux qui osent nier la réalité historique des génocides.

Jean-Pierre Blazy a déposé au nom de la Ville, des élus et des habitants une gerbe au pied de la stèle sur le parvis des droits de l’homme. Étaient présents aux côtés du maire pour rendre cet hommage le conseiller départemental et des représentants des associations la Croix bleue des arméniens de France, Neve Chalom, les amis de la mémoire, AACF, UACF et AALA. Il n’y a bien sûr pas eu de discours, ni de réception.

Le maire fera de même le 8 mai au monument aux morts avec des représentants d’anciens combattants.

 

Rentrée des classes, le maire exige des garanties sur la protection des enfants

Jean-Pierre Blazy a écrit cette semaine au directeur académique des services de l'Education nationale du Val d'Oise ainsi qu'au préfet du Val d'Oise suite à l'annonce de la réouverture progressive des écoles. Malgré l'intérêt que peut représenter le retour à l'école pour lutter contre les inégalités, le maire a exprimé dans ces courriers son étonnement face cette décision hasardeuse, ses doutes quant à la possibilité de faire respecter les gestes barrières et ses fortes inquiétudes quant aux conditions sanitaires à respecter pour permettre une éventuelle reprise. "Le plus raisonnable pour les écoles primaires serait bien d'organiser cette reprise de scolarisation à la rentrée des classes de septembre 2020", estime-il.
Jean-Pierre Blazy demande donc une concertation rapprochée et exige que des garanties suffisantes soient apportées pour assurer la sécurité des élèves, des enseignants et du personnel communal. "Dans le cas contraire, je suis déterminé à m'opposer à une mesure de rentrée scolaire qui présenterait des risques pour la santé des enfants et des adultes et pourrait contribuer à alimenter l'épidémie localement", assure-t-il.
Le message publié vendredi 17 avril sur le site et la page Facebook de la Ville sollicitait l'avis des familles sur cette question et une concertation locale a été lancée auprès des délégués de parents d'élèves dans les conseils d'écoles. La grande majorité des parents qui ont répondu expriment les mêmes interrogations et les mêmes craintes. Les avis peuvent toujours être recueillis par mail, courrier ou commentaire.

La copie intégrale de chacun des deux courriers est téléchargeable dans le bandeau bleu situé en bas de page.

 

 

Merci !

La Ville de Gonesse vient de recevoir un don de 1000 masques chirurgicaux jetables de la part des membres du magazine trimestriel d'information Ninway édité et diffusé par l’association ‘’Académie Assyro-Chaldéenne’’. Ces masques ont été apportés par (de gauche à droite) Antoni Yalap, rédacteur en chef, Pierre Yaramis du comité de rédaction et Isa Anar, directeur de la publication. La Ville tient à remercier ces généreux donateurs pour leur geste de solidarité.

Des masques toujours disponibles dans les pharmacies de la ville

Un total de 7000 masques chirurgicaux a été distribué à l’ensemble des pharmacies de la ville le samedi 11 avril. A l’heure actuelle, aucune pharmacie n’a épuisé son stock. Ces masques disponibles sur ordonnance pour les patients atteints par le covid-19 sont distribués gratuitement dans la limite de 6 exemplaires par personne. Les habitants fragilisés par une pathologie chronique peuvent également en faire la demande auprès de leur pharmacien.ne.
Si nécessaire et pour éviter la pénurie, les pharmaciens ont la possibilité d’effectuer auprès de la Région Ile de France une nouvelle commande de masques chirurgicaux jetables en écrivant à l’adresse mail : Covid-19-sante@iledefrance.fr

Les EPHAD de l’Églantier et de la Fauconnière viennent de recevoir une nouvelle dotation de la Ville de 500 masques chirurgicaux par établissement.

La Ville a également réparti un lot de 1500 masques chirurgicaux supplémentaires parmi les cabinets d’infirmiers et les professions paramédicales de la commune.

 

Le confinement et vous : la Ville recueille vos témoignages

La commune traverse un épisode inédit de son histoire. Au delà de la gestion quotidienne de cette crise, la Ville souhaite conserver des témoignages de la vie quotidienne des Gonessiens. Ainsi, les habitants sont invités à transmettre à la Ville des textes, photos et vidéos montrant par exemple les rues désertes, l'hommage aux soignants chaque soir à 20h, les actes de solidarité, les difficultés liées au confinement, l'occupation des enfants privés d'école, le télétravail, la fabrication de masques ou encore l'organisation de la vie de tous les jours dans ce contexte de crise sanitaire.
Nous compilerons ces témoignages à l'issue de la crise à travers une publication papier et un montage vidéo. Vous pouvez adresser vos témoignages par mail à l'adresse suivante : communication@mairie-gonesse.fr

Merci d'avance pour votre collaboration.

 

Lettre de Jean-Pierre Blazy du 17 avril 2020

Chères Gonessiennes, chers Gonessiens,

Comme ailleurs en Ile-de-France, la situation s’améliore progressivement sur le front de l’épidémie. Nous avons toujours à déplorer de nombreux morts et de nombreux malades à l’hôpital comme dans nos maisons de retraite.

Le confinement a été prolongé. La décision prise était indispensable. C’est grâce au confinement que l’épidémie commence à reculer. Mais la guerre contre le virus dont parle le Président de la République n’est pas encore gagnée. Nous ne devons pas relâcher nos efforts même si cela est difficile pour beaucoup de Gonessiens.

La perspective d’un déconfinement progressif à partir du 11 mai prochain interroge et peut même inquiéter, en particulier concernant la réouverture des écoles. Nous ne sommes pas pour l’instant informés dans les détails de la façon dont le Gouvernement entend organiser la reprise progressive de l’enseignement. Une chose est sûre : il ne peut être question de provoquer une réplique de l’épidémie en ne garantissant pas la sécurité des enfants comme celle des adultes, enseignants et personnel de la Ville dans les écoles. Comme vous, je serai extrêmement exigeant sur cette question essentielle. Je vous demande de bien vouloir me faire connaître votre avis et votre position.

J’ai proposé de réunir la semaine prochaine les responsables des groupes au conseil municipal ainsi que les têtes de liste aux dernières élections non représentées dans notre assemblée locale afin de consulter les uns et les autres sur des positions et des propositions pour la période qui débutera le 11 mai prochain.

Devant la pénurie scandaleuse pour un pays comme la France de masques pour les habitants, de masques et de surblouses pour les personnels soignants, nous avons agi. Je veux saluer l’engagement des Gonessiens qui répondent à nos appels pour aider à la fabrication. Nous allons continuer. Je veux remercier la Communauté d’agglomération et la Région Île-de-France pour son aide qui va aussi se poursuivre. La Ville procède également à des achats de masques.

Nous nous efforçons de faire en sorte que tous les habitants puissent disposer de masques d’ici le début du déconfinement.

Pour réussir cette sortie de crise, il faut en effet des masques en nombre suffisant mais il faut aussi des tests sérologiques pour organiser un dépistage massif indispensable de la population. C’est la raison pour laquelle je prends l’initiative de travailler à la création d’un centre de dépistage à Gonesse dont je souhaite qu’il soit ouvert début mai.

Prenez soin de vous et de vos proches

 

Fidèlement,

Le Maire
Jean-Pierre BLAZY

 

 

Donnez vos draps pour protéger nos soignants

En cette période de confinement et face à la pénurie de matériel médical, comment se rendre utile ? C’est très simple, il vous suffit de faire don de vos draps usagers qui serviront à la confection de surblouses pour les soignants de l’hôpital de Gonesse qui manquent cruellement de moyens pour affronter le coronavirus. Faute de mieux, le personnel soignant est obligé de se confectionner des protections de fortune avec des sacs poubelles… Indignons-nous !

Pour les aider, la Ville de Gonesse en partenariat avec des citoyens d’Othis organise au centre socioculturel Louis Aragon du lundi au vendredi de 10h à 17h un atelier de confection de surblouses en tissu réalisées à partir de vieux draps. Pour apporter votre contribution, vous pouvez soit :
• apporter aux horaires indiqués ci-dessus vos draps qui constituent une matière première essentielle
• participer à l’atelier de confection des surblouses. Des machines à coudre et des patrons seront à votre disposition sur place.

La Ville de Gonesse pourra vous fournir des autorisations spéciales de sortie pour justifier de vos déplacements et vous éviter d’être verbalisé.
Pour plus de renseignements, merci de bien vouloir contacter le cabinet du maire au 01 34 45 11 06.

 

Distribution de masques chirurgicaux

La Ville procède actuellement à une distribution de masques chirurgicaux destinés aux patients atteints par le covid-19.
Cette distribution se fait par l’intermédiaire des 7 pharmacies de la ville. Après une première dotation de 100 masques par officine reçu jeudi 9 avril, chacune a reçu de la Ville samedi 11 avril dans la matinée 1000 masques supplémentaires après une livraison de la Région. La distribution a été effectuée par Jean-Pierre Blazy, maire de la ville, et Benoit Jimenez, conseiller régional.
Les cabinets d'infirmiers ont également reçu quelques exemplaires pour leurs patients.
Attention : Ces masques seront délivrés en priorité aux patients atteints du Covid-19 sur présentation obligatoire d’une prescription médicale.
Cette distribution est une première étape : la Ville attend d’autres livraisons de masques chirurgicaux et lance un appel à bénévole pour pour fabriquer des masques en tissu à partir de kits prêts à assembler. Ces initiatives municipales permettront à davantage de Gonessiens de disposer prochainement de cet équipement nécessaire pour freiner la propagation du virus.

 

Des masques en tissu fabriqués à Gonesse pour les habitants

Pour répondre aux besoins des habitants en ces temps de pénurie, la Ville a mis à disposition d’une association et d’une entreprise la Fabrique numérique de Gonesse et sa découpeuse laser pour la fabrication de masques en toile. Les masques (lavables à 60 dégrés et réutilisables) produits chaque semaine seront destinés aux habitants. Après la découpe du tissu, un travail de couture est à effectuer pour finaliser les masques.

 

Le maire prend un arrêté imposant un dépistage COVID aux résidents des EHPAD et leurs personnels en cas de symptômes

Afin de protéger nos aînés résidents aujourd'hui en EHPAD à Gonesse, Jean-Pierre Blazy a signé mercredi 8 avril un arrêté imposant à chaque résident et à tous les personnels présentant des symptômes de passer un test COVID.
En effet, la plus forte probabilité d'hospitalisation et de décès liés au COVID est constatée chez les personnes de plus de 65 ans et la situation de confinement collectif que constitue l’hébergement des résidents au sein des établissements sociaux et médicaux-sociaux est propre, en l'absence de mesures adéquates, à favoriser la diffusion de l'épidémie au sein de ces établissements. Le résultat des tests permettra aux EHPAD de prendre toutes les dispositions nécessaires en termes de séparation d’hébergement des résidents testés positifs, de limitation des activités collectives et surtout d'organisation pour empêcher la contamination des résidents testés négatifs par le personnel testé positif.
Selon Jean-Pierre Blazy : «Cette mesure de bon sens aurait être dû être prise par le gouvernement dès le début de la crise. Mais les annonces et décisions s'agissant des tests ou encore des masques semblent bien plus liées à leur défaut d'approvisionnement qu'à des enjeux sanitaires.»

L'arrêté complet est téléchargeable dans le bandeau bleu en bas de page

 

100 000 masques FFP2 ont été commandés

Suite à la demande du maire pour faire face aux besoins urgents de l'hôpital, la communauté d'agglomération a commandé 100 000 masques type FFP2. Une première commande de 15 000 est arrivée le vendredi 3 avril au centre hospitalier. Par ailleurs, des masques "chirurgicaux" ont également été commandés par Roissy Pays de France, cette fois-ci au profit des communes. Ils arriveront la semaine prochaine et serviront prioritairement aux agents de la ville ou de l’État travaillant sur le territoire, aux professionnels de santé libéraux et aux commerces locaux. Il faut ajouter à ces achats de l'agglomération une attribution de 5000 masques par la région qui seront récupérés ce week-end ainsi que la démarche de fabrication locale à Gonesse sur laquelle nous reviendrons la semaine prochaine. 

 

Réouverture du cimetière

Au regard de la prolongation du confinement et pour répondre aux attentes légitimes des Gonessiens qui souffrent de la perte d’un être cher, la Ville a décidé de rouvrir le cimetière aux horaires habituels (de 8h à 19h du lundi au vendredi et de 9h à 19h le samedi, le dimanche et les jours fériés) à compter du jeudi 2 avril. Les gestes barrières devront y être respectés comme dans tout espace public extérieur.

Cette décision est prise en conformité avec l’arrêté préfectoral qui ne concerne pas les cimetières, prolongeant jusqu'au 15 avril l'interdiction d’accès du public aux parcs et espaces publics.

 

Des solutions de garde pour les enfants des personnels de santé

Les personnels de santé qui n’ont pas de solution de garde pour leur(s) enfant(s) peuvent contacter les services de l’Education nationale. Leurs enfants pourront être accueillis dans les écoles de la ville. Sont concernés par cette mesure TOUS les enfants de moins de 16 ans des personnels de santé exerçant à l’hôpital, en cabinet, en officine, etc. L’ensemble des parents d’élève de la ville ont dû recevoir un mail de la part de l’établissement scolaire de leur enfant pour leur indiquer la marche à suivre. Si ce n’est pas le cas, merci de bien vouloir contacter l’inspectrice de l’Education nationale au 01 30 83 45 39 ou bien par mail ce.0951022v@ac-versailles.fr

 

Fermeture des espaces publics

Les parcs et jardins

Un arrêté préfectoral a été pris le 19 mars 2020 pour interdire l'accès aux parcs, jardins, promenades, équipements sportifs d'accès libres. Par voies de conséquence, l'ensemble des parcs de la Ville de Gonesse ont été fermé au public.