TRANSFIGURATION - Par Olivier de Sagazan

01 février 2013 19:30 - 19:30

Performance plastique  

 

Transfiguration, quand le visage perd sa face.

Olivier de Sagazan accomplit, à travers cette performance inédite proche du rite, la transformation en mouvement d’un visage qui perd peu à peu ses traits d’hommes. La mise en scène épurée concentre l’attention du spectateur sur l’artiste, seul sur le plateau avec pour unique matériau de l’argile. Il se modèle un nouveau visage sous nos yeux, une identité qui se forme et se déforme. Il s’agit bien là d’une mutation, métamorphose flirtant avec le monstrueux pour tenté de dévoiler la part d’étrangeté enfouie en lui.

L’artiste plasticien,  fait basculer de façon spectaculaire l’existence du personnage qu’il incarne, un employé de bureau sans histoire, dans une quête éperdue de saisir sa véritable identité.

Cet enthousiasme pour la décomposition laisse entrevoir le besoin fondamental de lever les tabous sur cette "Sainte Face" pour en revenir à une simple "tête viande" comme disait  Deleuze à propos du peintre Bacon. L’expressivité de cet acte soumis au regard du spectateur provoque les consciences et rappelle autant la fragilité immense du visage que l'innommable qui l'habite.

 

Dans le travail d'Olivier de Sagazan, nous trouvons un ensemble de gestes, d’actes qui, s’ils étaient appliqués à autre chose qu’à de la matière inanimée, susciteraient le scandale – littéralement, le feraient trébucher pour sombrer dans le mal et entraîneraient la réprobation collective. Un objet, plus précisément un sujet, concentre son attaque : le “visage”, la “face”, le “portrait”, la “figure”, selon les contextes, les registres où il/elle apparaît. Chacune de ces expressions suscite une dimension – l’apparence, la frontalité, l’identité, l’intangibilité de la forme – que vise ce geste, qu'il a choisi d’appeler défiguration. Défigurer, c’est percer le voile des apparences, affronter la personne en arrachant son masque, découvrir l’identité, déformer pour mieux connaître et sentir." 
Ronan de Calan, Maître de conference-Paris I, in Quand le visage perd sa face.

 

"Le visage humain n'a toujours pas trouvé sa face et c'est bien au peintre à la lui donner". Artaud

 

"Olivier de Sagazan fait de lui-même une humanimalité en petit, pitoyable, pathétique, magnifique. Se prenant non pas pour modèle : plus de modèle possible, jamais, mais pour figure lui-même de cette disparition, de ce disparaissement de toute figure. En quoi il conspire au secours et à la consolation de toutes les figures faibles, folles, infimes, infirmes, fragiles, apparaissant, disparaissant, par lesquelles passent tous ceux à qui l’humanité est contestée, niée."  Michel Surya

 

Soirée 2 spectacles / avec "COMMENT SE MENT" par Fabrice Ramaligom, Cie R.A.M.a

A 20h 30, Auditorium de Coulanges

 

Tarifs d'entrées / 2 spectacles

Plein tarif 13€, réduit 8€
Moins de 16 ans : 6€

Public : Ados-adultes

 

Site Olivier de Sagazan : cliquez ici

Voir le vidéo-clip : cliquez ici

 

Soirée proposée dans le cadre du réseau "Périphérique"