Les gnomes s’installent autour de l’école Marc Bloch

Depuis quelques jours, un véritable village de gnomes est apparu dans le quartier de la Fauconnière. Constitué de minuscules maisons, de centaines de portes et de fenêtres, tout ce petit monde a été érigé par les élèves de l’école Marc Bloch.    

Tout est parti d’une rumeur qui s’est propagée dans le quartier : une colonie de gnomes aurait élu domicile à la Fauconnière. «On s’est amusé à travailler autour de cette rumeur, on s’est demandé comment vivait les gnomes» explique Sandrine Vivier, professeure d’arts plastiques à l’EMMDTAP (École Municipale de Musique, de Danse, de Théâtre et d’Arts Plastiques) qui s’installera à l’automne dans la maison du Châtel et portera le nom de Maison des Arts. «Nous avons récupéré des bâtonnets d’esquimaux et des morceaux de bois, et c’est ainsi que le projet a commencé», ajoute-t-elle.

Tout au long de l’année scolaire, les élèves se sont ainsi penchés sur la question avec le plus grand sérieux, en classe mais également pendant les Temps d’Activité Périscolaires (TAP) qui participent au quotidien à l’éveil des enfants.

Le résultat de ce remue-méninge a été dévoilé ce lundi 1er juillet, quelques jours avant le début des vacances scolaires. Tout autour de l’école nichée dans un parc, les parents qui venaient récupérer leurs enfants ont croisé d’étranges portes bariolées et de minuscules fenêtres. C’est au bout de leur itinéraire, en face du portail de l’école, qu’ils ont découvert la pièce maîtresse installée autour d’un arbre : un village de gnomes avec ses petites maisons en bois, son banquet dressé pour une fête d'anniversaire et ses fanions multicolores.

«Il y a des portes partout dans la cour, il y a aussi un jardin gnome», explique Shana, 7 ans. Une fois les portes de l’établissement franchies, il suffit de suivre le parcours semé de questions que se sont posées les enfants pendant l’élaboration de leur projet : «Pourquoi les gnomes nous évitent-ils ?», «Que mangent-ils ?», «Les gnomes jouent-ils au foot avec leurs chapeaux ?».

Après avoir admiré les dizaines de dessins accrochés au mur, croisé des mandragores dans le couloir, le visiteur découvre une minuscule salle de classe à laquelle les gnomes accèdent grâce à des échelles. «Sur le tableau, il y a les devoirs et les évaluations des gnomes», explique Jeannette, 10 ans.

Le projet semble avoir fait l’unanimité auprès des enfants. «J’ai bien aimé», affirme Shana, scolarisée en CE1. «C’était très plaisant, on voulait montrer comment ils vivent», ajoute Jeannette.

Mais à la question «Les gnomes existent-ils ?» les enfants sont moins catégoriques : «On ne le sait pas, ce sont des créatures fantastiques», souffle Jeannette. «Certains élèves ont commencé à fouiller dans le parc pour les trouver», confie une enseignante, amusée.