La nouvelle agglomération Roissy Pays de France peut commencer à travailler.

Après des débuts mouvementés, la nouvelle entité, qui regroupe 42 communes, a voté son premier budget.
Son président Patrick Renaud nous livre sa vision pour Roissy Pays de France.

La création de Roissy Pays de France a été compliquée. Vous avez été élu Président.
Comment organisez-vous la gouvernance de cette grande agglomération ?

Après plusieurs mois d’attente liés à différents recours juridiques, le Conseil communautaire d’installation de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France s’est réuni pour l’élection de l’exécutif le 31 mars dernier avec les 105 élus désignés par les 42 communes. Dès mon élection, j’ai souhaité constituer un Bureau communautaire avec 15 Vice-Présidents et 10 Conseillers communautaires délégués représentant les communes de ce nouveau territoire, qu’elles soient urbaines, périurbaines ou rurales. Les domaines d’actions de l’agglomération sont très vastes et les élus qui m’accompagnent vont animer des commissions thématiques ouvertes aux conseillers municipaux pour continuer les projets engagés et définir des orientations nouvelles. Enfin, je prévois l’organisation régulière d’une Conférence des Maires pour échanger sur les grands dossiers.

L’agglomération compte 42 communes et 346 000 habitants, quels sont les enjeux pour ce vaste territoire ?
Une des priorités est la construction de l’identité de Roissy Pays de France en effaçant les frontières passées.
Sur le plan financier, le budget 2016 qui a été voté à l’unanimité le 14 avril définit les grandes masses de dépenses et de recettes dans un pacte financier communautaire.
Le regroupement de nos 42 communes nous donne la capacité de maîtriser et partager les retombées financières liées à l’activité économique dans une vision de solidarité intercommunale.
D’ici quelques mois, la rédaction des nouveaux statuts communautaires va définir les compétences exercées par la Communauté et déterminer ce qui relève des communes membres. Des axes d’intervention seront priorisés tels que le développement économique et les grands projets structurants, l’emploi et la formation, la solidarité financière et fiscale, l’aménagement, l’habitat avec la construction de logements y compris sociaux, les transports, les services publics de proximité, le handicap, la sécurité, le développement durable, la culture, le sport, les relations institutionnelles.

Quels projets phares la nouvelle intercommunalité va-t-elle porter aux côtés de la ville de Gonesse ?
Ce sont principalement des projets de développement économiques et de transports.
Il y a bien sûr l’aménagement du Triangle de Gonesse et le projet Europacity. La Communauté soutient fortement ce développement qui permettra de créer de nombreux emplois qui bénéficieront aux habitants des communes du territoire.
Le BHNS-Bus à Haut Niveau de Service qui reliera prochainement la gare RER D de Villiers-le-Bel-Gonesse-Arnouville et la gare RER B du Parc des Expositions de Villepinte va permettre une meilleure accessibilité des habitants aux pôles d’emplois et d’activités économiques alentours.
La Ligne 17 Nord du métro automatique Grand Paris Express va parcourir notre communauté d’Ouest en Est avec un arrêt à Gonesse en donnant un accès à tout le réseau ferré existant et futur.
Enfin, depuis plus de vingt ans, les élus défendent la réalisation du barreau de liaison ferroviaire de Gonesse, entre le RER B et le RER D qui contribuera, aux côtés d’autres infrastructures de transports au désenclavement de notre territoire. Nous avons réaffirmé cette nécessité au travers d’une motion adoptée à l’unanimité lors du conseil de communauté du 12 mai dernier.